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L'humanité, cette plaie


FORT FORT LOINTAIN

FAIS TON GREUH

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⊱ pseudonyme : Scar
⊱ tête mise à prix : Kat Dennings
⊱ crédits : Datura
⊱ arrivé(e) le : 12/11/2015
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⊱ ton conte : le mariage de dame renard
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Mer 2 Déc - 21:06

De temps en temps, Cassandra regrettait ses pattes. Ses jolies petites pattes couvertes de fourrure rousse avec des petits coussinets tout doux au bout. Déjà ça permettait de courir plus vite. Ensuite on avait beau dire mais c’était nettement plus pratique que les talons hauts.

Ne vous méprenez pas. Cassandra était une fanatique des chaussures. Elle vouait un véritable culte à ces instruments de torture et ne se sentait jamais aussi belle que lorsqu’elle se hissait sur dix centimètres d’un talon aussi épais que son petit doigt. D’ailleurs l’acquisition de son équilibre bipède avait sans le moindre doute était retardé par son acharnement à maitriser simultanément la marche et les chaussures hautes. 



Mais comme beaucoup de gens censés, Cassandra renonçait volontiers à ses plus grandes convictions esthétique lorsque l’on approchait les huit heure du soir. L’élégance était alors sacrifiait au nom du confort de ses délicats orteils. Quand elle le pouvait. Parce que si actuellement, l’ancienne renarde aurait volontiers troqué ses magnifiques escarpins rouge contre d’ignobles charentaises marrons, elle ne pouvait pas vraiment le faire. Sans doute parce qu’elle n’avait pas de charentaise à sa disposition.



Un lecteur tatillon et malin pourrait faire remarquer à la renarde qu’elle pouvait toujours retirer ses chaussures et marcher pieds nus. Oui mais non. Elle n’était pas assez bourrée pour commettre une connerie pareille. La saleté du sol ne lui posait pas trop problème ! Elle avait passé des années à le fouler pattes nues. Ce n’était pas des précautions hygiénistes qui la poussait à refuser donc. Juste ses jolies petites pattes étaient couvertes de fourrure et de coussinets. Ses pieds, aussi jolis mais moins petits, n’avaient ni l’un ni l’autre. Donc si elle se mettait à courir, elle risquait juste de s’entailler le pieds ou de perdre un orteil à cause du froids. Et c’était hors de question ! Donc c’était non. Elle garderait ses chaussures

Ce qui ne l’empêchait pas de se plaindre intérieurement ! Parce que les complaintes c’était la vie ! Au sujet des complaintes, Cassandra aurait volontiers ajouté son travail et les dossiers qui l’achevait lentement en tuant sa vie sociale. 
Puis elle aurait ajouté à la liste le stupide régime dans lequel elle s’était lancé. Un régime ultra protéine ! Elle n’avait pas encore subit le premier repas mais imaginer déjà le calvaire qu’elle allait vivre à cause de ça. Et dieu seul savait à quel point l’imagination pouvait se révéler traitresse, surtout chez elle.


Aussi pour repousser ses soucis, elle choisit de se concentrer sur les points positifs de sa vie. À savoir la soirée qu’elle allait passer dans son appartement à discuter avec son sauveur culinaire, j’ai nommé le sieur Despereaux.



Et effectivement, une fois qu’elle fut de retour chez elle, tout sembla s’améliorer. Elle avait pût retirer ses talons et choisit très raisonnablement de remettre le début de son régime à demain.


Tout allait pour le mieux dans le meilleure des mondes. Et on approchait paisiblement les 2h du matins. Alors que le plus sage aurait été de se séparer, Cassandra se resservit un peu de vin et demanda :

Dis, c’est quoi ce truc avec les musées? Genre ils entassent plein d’objets pour que les gens puissent voir… ces trucs? Mais c’est complètement débile! C’est comme l’épilation ! C’est juste idiot !

Pour souligner sa stupéfaction face à une question pareille, elle se resservit à boire et remplit d’office le verre de son ami.



- Non mais, t’en penses quoi, toi? genre… T’es déjà allé dans un musée? Et tu t’es déjà épilé? Ou rasé? Oh et t’as déjà lu un livre?




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FORT FORT LOINTAIN

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Jeu 10 Déc - 23:10

Lorsqu'il le disait à voix haute, ses parents hurlaient à la trahison. Pourtant, il s'agissait de la vérité : il aimait bien son apparence humaine. Dans les bons jours, il se surprenait à penser que cette apparence reçue grâce au Charnel n°5 était bien mieux que celle sous laquelle il était né. Être une souris n'était pas facile. C'était évident, être grand avait des avantages. Bien qu'en contre-partie, la vie était un peu moins trépidante qu'avant. Avant, atteindre une étagère était une aventure qui impliquait une escalade périlleuse. Maintenant ? Il n'avait qu'à tendre le bras ou se mettre sur la pointe des pieds dans certains cas. C'était comme si le monde avait rétréci.

Despereaux avait vite appris quels anciens réflexes qui vous valaient un regard bizarre quand vous les appliquiez avec une apparence humaine. Il avait assimiler ce qu'il fallait faire ou non en un temps records pour ne pas faire honte à Petitpois et son père qui avaient eu la gentillesse de les héberger et lui avait donné un travail. Ensuite, il avait passé chaque jour de sa nouvelle vie à répéter ces conseils aux anciennes souris parlantes qui avaient été projetés sans avertissement dans l'Humanité. Malgré tout, les siens avaient été emmené par des chevaliers-flics pour avoir enfreint les lois. Le serveur prenait cela comme un échec. Il évitait d'y repenser sinon la culpabilité l'engloutissait. Tout comme la crainte qu'un sort similaire attend les derniers rescapés de leur groupe : son grand frère et ses parents.

Depuis, Despereaux avait juré de venir en aide à tous ces semblables (si on pouvait regrouper les bêtes parlantes sous ce titre) rencontrant des problèmes avec leur nouvelle humanité. Sauf peut-être les anciens chats. Rien de personnel. Il avait eu une très mauvaise expérience avec un félin enragé alors qu'il était coincé dans un tonneau avec l'animal non parlant. Depuis, disons qu'il se méfiait. Donc, en réalité, c'était on ne peut plus personnel.

C'est cette bonne volonté (sélective concernant les chats) qui l'avait conduit à la situation présente. Despereaux se trouvait en compagnie de mademoiselle Feugoupil à une heure si tardive que le mot "tôt" était plus de circonstance que le terme "tard". Ces yeux ensommeillés luttaient pour rester ouvert tandis qu'il essayait de se concentrer sur le discours de l'ancienne renarde avec un sourire qui témoignait de ces efforts sincères pour rester attentif.

"C'est pour se souvenir. C'est important." Assura-t-il en luttant contre un bâillement lorsqu'il fut question des musées.

Par contre, au sujet de l'épilation, il n'osa émettre un commentaire. Il était déjà trop occupé à empêcher ces joues de devenir rouge comme à chaque fois qu'on abordait un domaine interdit, du moins qui figurait sur sa propre liste de sujets interdit. Il baissa son regard vers son verre qui se remplit de vin avec la même lueur désespérer de celle de l’œil du condamné regardant la corde de la potence. Despereaux avait une tolérance quasiment nulle pour l'alcool, vin y compris, il avait déjà eu du mal à boire une gorgée du verre que son interlocutrice lui avait servi et voilà que ce dernier était à nouveau plein !

Sa crainte se volatilisa lorsque Cassandra parla de livre. Sa fatigue semblait avoir disparu tout aussi rapidement.

"Oh oui ! J'en ai lu un !" Affirma-t-il comme s'il avait attendu toute la soirée pour voir ce sujet abordé. "C'était avant." Il fit un geste vague pour se désigner pour signaler que c'était avant d'avoir cette apparence. Aussitôt après, il retourna à sa rêverie pour dire avec nostalgie. "C'était une histoire merveilleuse."

En réalité, il n'en était pas certain. Despereaux n'en avait lu que quelques lignes, puis le miroir magique de la pièce avait montré l'émission Flic-Story. Dans l'esprit de l'ancienne souris, ces deux faits s'étaient mélangés au point qu'il était persuadé que le livre racontait une histoire aussi passionnante que l'épisode qu'il avait vu dans le miroir.

Le serveur revint à la réalité en se rendant compte du silence. Il se redressa sur son siège en manquant de renverser son verre et parut embarrassé.

"Pour... pour le reste..." Enchaîna-t-il maladroitement en se frottant nerveusement la nuque. "J'avoue que... je ne sais pas. Rasé, oui. Mais j'ai cru comprendre que si on oublie quelques fois, ce n'est pas grave. Mais pour les dames, cela reste mal vu." Continua-t-il avec la prudence d'un explorateur s'avançant en terrain inconnu.
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Sam 19 Déc - 23:24

Cass’ avait toujours eut une plutôt bonne décente, même sous sa forme à quatre patte. Une bonne décente et un sens de l’observation assez nul. Aussi loin de se rendre compte que Despereux ne buvait pas autant qu’elle. Et comme elle souhaitait être une bonne amie, elle faisait très attention à régulièrement et largement le resservir. Une bonne attention qui risquait de mal finir.

Dans le même esprit, elle ne se rendait pas vraiment compte de la gêne que ses questions risquaient de susciter chez son interlocuteur. Elle continuait sur son idée fixe qui voulait que de temps à autre les humains inventent des trucs totalement pourris et inutiles. On leur pardonnait au nom de la mode et de l’alcool, mais quand même.

Mais ses divagations prirent fin quand elle vit le bel enthousiasme de son ami à la mention des livres. Visiblement les scribouillards avaient fait des convertis. Elle eut un sourire rayonnant et s’apprêtait à le bombarder de questions quand il revint sur ses premières interrogations.

C’était trop mignon la façon dont il tenait à répondre à ses interrogations. D’ailleurs c’était grâce à la gentillesse absolue de l’ancienne souris qu’ils étaient devenus amis. Il avait été le seul à toujours l’aider à se faire au monde des bipèdes. Et en plus il poussait la générosité jusqu’au soutien dans les régimes, à la viande dans la soupe, les conseils très pratiques et même rire à ses blagues. Oui vraiment, c’était quelqu’un de géniale.

D’un mouvement de menton Cassandra remercia son ami pour les conseils. Et finit par noter sa gêne. Tout espoir pour son empathie n’était donc pas perdu. Bon il y avait des limites vu que son premier réflexe fut de demander :

- Attends t’es gêné ?

On avait connu une approche plus délicate. Mais elle ne parvenait pas à comprendre que l’on soit mal à l’aise face à un sujet aussi bénin. Il fallait vraiment qu’elle fasse attention à ne pas plus le traumatiser. Ou un jour, il finirait forcément par l’éviter.

- OK c’est noté ! En tout cas merci du conseil, j’vais faire attention. Tu veux que je te redonnes à boire ou à manger ? C’est pas aussi bon que ta soupe mais je m’améliore en cuisine.

Quand on partait du néant, à savoir mordre la viande crue à pleine dents, on avait forcément un peu d’amélioration dès que l’on découvrait l’usage du four. Et elle n’avait même pas fait brûler la nourriture ! Pour le coup, elle était vraiment très fière d’elle. Pour fêter ça elle s’offrit une nouvelle rasade de vin et veilla à ce que le verre de son ami reste bien remplie. Elle tenait à être une bonne hotesse. Tellement bonne hotesse qu’elle changea de sujet pour empêcher son ami de mourir de honte ou de virer à l’écarlate trop soutenu. Elle se pencha vers lui et demanda entre deux gorgés de vin :

- Et donc t’as déjà lu un livre ? Il parlait de quoi ? Tu me raconte s’il te plait !

Elle ponctuait son envie d’entendre l’histoire avec de grands gestes menaçant plus d’une fois de renverser le contenu de son verre par terre. Mais cette idée d’histoire sur livre la séduisait vraiment beaucoup. Parce que déjà que les épisodes de Flic-story la fascinaient et étaient son péché mignon. Donc si les livres se révélaient aussi importants, elle allait sans doute s’y intéressait un peu plus.

- En tout cas, t’as vraiment eut plein d’expériences humaines, passionnante ! Tu as d’autres trucs à me raconter ?

Il vivait toujours des choses marrantes ce veinard ! Et du coup, ça lui donnait énormément de choses à raconter à tout le monde. Cassandra se sentait encore terriblement ignorante quand on la comparait à son ami qui s’était très bien intégré au monde humain. Cassandra se mordit les lèvres et repoussa cette pensée. Elle avait juste besoin de faire preuve de patience. Elle ne pouvait pas parfaitement s’intégrer à ce nouveau monde en si peu de temps.



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Lun 21 Déc - 23:07

Despereaux enviait le franc-parler de Cass'. Elle donnait l'impression de dire tout ce qui lui passait sans se soucier des conséquences. Lui, il passait systématiquement chacun de ces mots devant une inspection mentale avant d'oser les prononcer. Comme il travaillait dans un restaurant, il craignait toujours qu'un mot de trop ou une phrase mal formulée pouvait provoquer l'apocalypse. C'était déjà le cas lorsqu'on coupait en dés au lieu d'en tranche le persil par exemple et qu'un des cuisiniers le remarquait. Si couper dans le mauvais sens un légume vous valait d'être injurié de tous les noms et un bannissement temporaire de la cuisine... Quel effet aurait un mot mal choisi ?

L'ancienne souris avait toujours peur de froisser son interlocuteur. Surtout quand des sujets délicats comme se raser entrait dans la conversation. À son travail, il savait qu'une bagarre pouvait partir d'un rien. Bon la véritable raison de ces bagarres étaient plus liés à l'alcool qu'aux paroles échangées mais quand même... Despereaux s'en voudrait terriblement s'il avait une part de responsabilité là-dedans.

Dans le contexte actuel, les seuls risques de vexer son interlocutrice étaient, premièrement, de céder face au sommeil et, deuxièmement, ne pas arriver à vider ce verre de vin pour faire honneur à son sens de l'hospitalité. Le premier problème disparu lorsqu'il fut question de livre. Despereaux n'en avait lu qu'un seul, celui que son grand frère était occupé à manger. Longue histoire. Il ne l'avait pas lu en entier mais l'ancienne souris en gardait un beau souvenir, principalement parce que sa rencontre avec PetitPois était arrivée peu de temps après et qu'il avait associé l'image de la serveuse avec celle de la princesse dans l'histoire.

Par contre, au sujet du verre de vin, l'affaire se corsait car son verre se remplissait plus vite qu'il ne le vidait et cela, malgré tous ces efforts pour en boire une gorgée de temps en temps. Despereaux était tellement concentré sur ce constat que la remarque de Cassandra sur sa gêne le prit totalement par surprise.

"Moi ? Je suis pas gêné." Assura Despereaux avec un sourire gêné, trahissant en une courte phrase son incapacité à fournir un mensonge crédible. La culpabilité d'avoir sorti un mensonge aussi gros le rattrapa vite et le fit nuancer sa réponse. "C'est juste que... j'ai cru comprendre que chez les humains, c'est un sujet un peu tabou." Ajouta-t-il maladroitement.

De nouveau, il employait le ton incertain de celui qui n'était pas sûr à cent pour cent de ce qu'il avançait. On pourrait qualifier cela de choc des cultures. Pour une bête parlante, la question du pelage n'était pas tabou. De ce fait, Despereaux comprenait que l'ancienne renarde soit surprise de sa gêne. C'était un tic qu'il avait pris depuis l'application du Charnel n°5. Il sentait que ce sujet ne devrait pas sortir avec autant d'aisance de la bouche d'une demoiselle. Heureusement, Cass' changea de sujet.

"Je ne serais pas contre le fait de manger un morceau. Merci." Commenta-t-il avec enthousiasme.

Despereaux était toujours partant pour encourager les efforts gastronomiques  de son amie. Même s'il finissait malade le lendemain, l'ancienne souris mangeait tout avec un sourire encourageant et des commentaires positifs. Au moins, il échappait à la cuisson aléatoire de la viande puisqu'il n'en mangeait pas. En plus, avoir la bouche pleine serait une excuse pour ne pas toucher au verre de vin (qui venait de nouveau de se remplir jusqu'au bord, pauvre de lui !).  La nourriture était un des seuls points où il regrettait presque son ancienne apparence. Parfois, il repensait avec nostalgie à l'époque où il pouvait tenir une semaine avec un petit bout de fromage !

Les questions de son interlocutrice l'empêchèrent de pousser un soupir nostalgie, comme à chaque fois qu'il pensait à du fromage.

"Oh, hé bien... Il commençait par 'Il était une fois' et..." Commença l'ancienne souris en se creusant la mémoire pour donner un maximum de détails "Il était question d'une princesse qui se languissait en attendant l'arrivée de son preux chevalier."

Despereaux n'était pas certain de la définition du verbe "se languir" n'y en quoi cela consistait mais il aimait sa sonorité et sentait que c'était ce que devaient faire les princesses avant que le héros n'arrive dans l'histoire. Malheureusement, comme il n'avait pas poussé plus loin sa lecture, son histoire s'arrêtait là.

Le serveur se demandait s'il ne devait pas improviser une suite pour ne pas décourager Cass' à la lecture. Même s'il n'en avait lu que quelques lignes, Despereaux croyait toujours que les livres étaient super. L'ancienne renarde vint involontaire à son secours pour la deuxième fois en le flattant.

"Ce n'est pas grand-chose." Déclara le serveur avec modestie. "Je fais juste un métier qui fait que je croise beaucoup de monde tous les jours." Puis Cass' lui demanda s'il avait d'autres trucs à raconter. Un bavard comme lui ne manquait jamais de sujet de conversation. "Ah ! Justement !" Répondit-il avec enthousiasme en fouillant ses poches. Il continua de chercher tandis qu'il expliquait : "avec l'approche des fêtes, je me disais qu'on pourrait revoir ensemble les traditions et les comportements à éviter." Son enthousiasme descendit d'un cran alors qu'il peinait à trouver sa liste, il sortit plusieurs morceaux de papier avant de trouver le bon. Il leva les yeux vers son interlocutrice et remarqua qu'elle se mordit la lèvre. "Enfin... si l'idée te tente... Bien sûr." Hasarda-t-il, croyant que c'était son idée qui avait provoqué son mordillement de lèvre.
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Mer 6 Jan - 10:55

Cassandra eut un sourire goguenard et affectueux en entendant le triste mensonge de la petite souris. Ce n’était pas très charitable mais vraiment le voir aussi mal à l’aise et en plus le voir s’enliser dans son mensonge était trop adorable et hilarant pour qu’elle puisse se contenir. Elle accueillit l’explication par un hochement de tête compréhensif

.

- D’accord ! Je ferais attention quand je serais avec les humains.



Elle avala de grandes rasades de vin rouge, et surveilla du coin de l’oeil le niveau de sa bouteille. Non mais des fois qu’elle se vide. Elle en profita pour demander en fronçant les sourcils :

- T’as pas peur de devenir trop humain avec tout ça? 

Elle leva précipitamment les mains pour l’empêcher de protester :

- Non mais t’es cool et tout le reste ! Et vraiment heureusement que t’es là. Mais des fois je me dis qu’on devrait conserver un style de vie plus… animal. Genre tu vois, se souvenir de ce qu’il y a de cool dans la vie à quatre patte.

Là comme ça elle voyait pas trop. Mais elle avait beaucoup bu ! Vraiment ça demandait une plus grande réflexion. Mais après avoir mangé. Aussi, elle servit très généreusement la petite souris. Ses pâtes étaient sans doute un peu trop cuite et la sauce pas tout à fait assez chaude. Mais il y avait une très net amélioration. Pas de brulé !

Tout en enroulant ses pâtes autours de la fourchette, Cassandra écoutait l’histoire en hochant la tête pour marquer son intérêt. Ça avait l’air sympa en soit. Un peu dommage que ce soit le chevalier qui sauve la princesse et pas l’inverse. Et ça semblait un peu court comme histoire pour des centaines et des centaines de pages.

Mais comme toujours avec ces deux là le sujet changea à la vitesse de l’éclair. Et en entendant la proposition de la souris Cassandra bondit avec enthousiasme et en applaudissant :

- Ouais ! Super idée !



Pour fêter ça, elle s’accorda un peu plus à boire. Super motivée à cette idée, elle en oubliait ses complexes d’acclimatation à la vie humaine. Elle regarda la souris en souriant. Ce serait un peu con qu’il l’ait perdu.



- Parce que les fêtes, c’est une des raisons pour lesquelles être humain est grave géniale. Quoique les renards savent faire la fête, tu peux me croire ! Je t’ai raconté la soirée de mon mariage?

Elle commença à réfléchir en comptant sur ses doigts :

- Faut faire des cadeaux aux gens qu’on aime. Tu veux quoi comme cadeau? Faut boire. Mais pas trop. Ça ça va être dur. On s’habille bien… Eeeeew j’ai oublié. On fête quoi aussi?



Toute cette conversation s’annonçait bien.
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