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FORT FORT LOINTAIN A FERME SES PORTES.

Soupe avec supplément d'informations croustillantes - Raiponce


FORT FORT LOINTAIN

TU CONNAIS LE GARDE-CHAMPÊTRE ?

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⊱ pseudonyme : moumoune
⊱ tête mise à prix : Simon Pegg
⊱ arrivé(e) le : 28/09/2015
⊱ manuscrits : 151

⊱ schillings : 85

⊱ ton conte : La légende de Despereaux
⊱ ta race : Bête parlante (souris)
⊱ métier : Serveur au restautant La Louche Dorée
⊱ tes armes : une louche, çà compte ?
⊱ allégeance : Tant que personne n'est capable de déloger cette fée, pas le choix





Dim 18 Oct - 18:46



Despereaux & Raiponce
Emiettez votre rumeur dans un verre de "m'a-t-on dit". Deux cuillères de sous-entendus qu'on fait bouillir à feu vif...


Depuis que La Louche Dorée avait de nouveau de la soupe au menu, les affaires allaient beaucoup mieux. Un restaurant sans sa spécialité n'avait que très peu de chances de survivre dans le monde cruel des affaires. Despereaux avait appris à aimer ces journées où le travail ne manquait pas et qu'un client affamé était assis à chaque table. Dans ces instants-là, PetitPois, sa princesse de cœur, lui lançait toujours un sourire et l'ancienne souris osait croire que cela sonnait comme un remerciement, un petit 'tout çà c'est grâce à toi' qui lui réchauffait l'âme aussi bien que le ferait une bonne dégustation de la spécialité du jour.

Despereaux avait contribué au retour de la soupe, mais cet acte ne sonnait pas aussi héroïque qu'il l'avait espéré lorsqu'il ne mesurait que quelques centimètres et que le restaurant avait des allures de royaume. Devenu humain grâce au Charnel n°5, il n'était devenu ni le héros qu'il avait toujours rêvé d'être ni un des chevaliers-flics dont il ne ratait aucune des aventures dans le miroir magique (seul bien véritablement précieux du restaurant). Officiellement, il était serveur. Le mot 'officiellement' ne tenait pas longtemps lorsque l'effectif ne comptait que deux serveurs (PetitPois et lui), deux cuisiniers et un gérant. Despereaux prenait les commandes, servait les plats, faisait la vaisselle quand il passait devant une pile d'assiettes menaçant de défier la gravité, contrôlait les livraisons de légumes, aidait à tout ranger pour l'ouverture et la fermeture, sans parler du coup de torchon obligatoire en fin de journée pour maintenir l'endroit impeccable. On n'était pas à RagTown, ici !

En bref, Despereaux tenait plus du bouche-trou que du serveur. Un rôle qui lui convenait parfaitement puisqu'il avait renoncé depuis longtemps à espérer mieux de la vie. L'inquiétude que sa famille ne finisse pas d'enfermer comme les autres souris parlantes avait étouffé assez efficacement ces rêves de grandeur. À défaut de sauver le monde, il faisait son possible pour donner le sourire à la clientèle. Pour cela, il mettait à profit certains talents qu'il avait conservés de sa nature de souris : une ouïe tout aussi aiguisée que son odorat. Les clients traversant une mauvaise passe savaient qu'ils trouveront en Despereaux une oreille attentive et prompte à servir un bol de soupe offert à la maison si cela pouvait aider à remonter un moral en berne.

Tous ces détails faisaient de lui un informateur hors-paire, mais çà, l'ancienne souris n'en avait pas conscience. Tout comme il ignorait que Raiponce Cheveuxdor ne venait pas uniquement dans le but de déguster la meilleure soupe de Fort Fort Lointain. En parlant du loup, alors qu'il reprenait le chemin des cuisines avec un plateau rempli de bol vide qui demandait toute sa concentration pour ne pas laisser parler sa maladresse légendaire, il entrevit la longue chevelure blonde caractéristique.

Despereaux se mit sur la pointe des pieds pour en avoir confirmation et adressa son plus beau sourire à la conseillère en communication de Marraine la bonne fée. D'un signe de la main en direction de son plateau chargé, il essaya de faire comprendre par des gestes exagérés qu'il viendra prendra la commande dès qu'il se sera libéré de sa charge.

Ne voulant pas faire attendre cette prestigieuse cliente, Despereaux manqua de tout renverser dans sa précipitation. Par miracle, il réussit à poser les bols vides en cuisine sans rien casser. La présence de Raiponce allait très certainement égailler sa journée. Il voyait cela comme un signe que la réputation du restaurant commençait à pénétrer dans les hautes sphères de la société, ce qui ne pouvait apporter que de bonne chose pour la Louche Dorée.

Le serveur se posta devant la jeune veuve avec son éternel sourire transpirant le besoin quasiment pathologique de vouloir aider son prochain, le carnet prêt à prendre la commande.

"Bonjour, Mad... Madame Cheveuxdor." Salua-t-il après une brève hésitation pour savoir si le terme 'mademoiselle' convenait au statut de veuve ou bien si le 'madame' restait de circonstance. "Que puis-je faire pour vous aujourd'hui ?"
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FORT FORT LOINTAIN

BLONDASSE RÉPONSE A TOUT

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⊱ pseudonyme : Lady Furiosa
⊱ tête mise à prix : Gabriella Wilde
⊱ crédits : Poeticallypathetic & anaëlle
⊱ arrivé(e) le : 19/09/2015
⊱ manuscrits : 134

⊱ tes licornes : Iseut la sauteuse de mouton & Belle la zoophile
⊱ schillings : 203

⊱ ton conte : Raiponce
⊱ ta race : Humaine
⊱ métier : Conseillère en image & en communication pour Marraine la Bonne Fée en personne.
⊱ tes armes : Ses cheveux (parce qu'ils sont beaux mais peuvent très bien serrer une gorge aussi) & son sourire de focu' à toute épreuve
⊱ allégeance : Puisqu'elle sert allègrement mes ambitions, alors je la sers elle sans remords.





Sam 21 Nov - 18:10



   
Despereaux et Raiponce
soupe avec supplément d'informations croustillantes

 La Louche Dorée n'était pas exactement le genre d'établissement que Raiponce fréquentait depuis qu'elle était entrée à la Cour. Au vu de sa condition, ainsi que de ses ambitions, il aurait même été bien naturel de la voir éviter le petit restaurant populaire comme une peste particulièrement virulente. Après tout, auriez-vous aperçu une de ces bonnes gens engoncés dans le pourpoint ou corset de soie se vanter d'y avoir passé la soirée ? Allons. Un peu de crédibilité.

Pourtant, la jeune femme n'avait aucune honte à alimenter les rumeurs selon lesquelles elle s'y rendrait ponctuellement. D'un part, car la cuisine y était tout à fait fameuse et d'autre part car, quoi qu'en disent ses comparses de la haute société, il n'existait rien de mieux pour assoir une image accessible que de se mêler au peuple. Elle était d'ailleurs ravie d'entendre par quelques bouche à oreille que Messire Lavervesanglante, trésorier de Marraine, avait réservé pour le samedi suivant. Preuve en était de l'influence qu'elle commençait à avoir sur ce petit monde si élitiste. Il demeurait cependant des zones d'ombre que la blonde cachait scrupuleusement.

Premièrement, peu de ses fréquentations était au fait de son passé de roturière : avant son mariage, elle avait passé les vingt premières années de son existence dans une tour, préparant elle-même les repas et mangeant dans des assiettes en bois. Si elle n'avait jamais manqué de rien grâce à sa "mère adoptive", le tableau n'en restait néanmoins que peu séduisant. Un long séjour dans sa belle-famille et quelques schillings bien placés avaient suffi à faire oublier sa condition d'origine.

Ensuite, il s'agissait des réelles motivations pour lesquelles elle se rendait à la Louche Dorée. La soupe, aussi exquise fut-elle, ne pouvait justifier un tel engouement de sa part. Raiponce n'avait pas de temps à perdre avec ces considérations vaines, c'était l'évidence même. En revanche, un certain employé de l'établissement valait à lui seul le déplacement. Non pas pour son charme, là encore, cela aurait été mal la connaître. Despereaux Tilling avait beau être fort agréable de sa personne - et de sa personnalité -, il était aussi, et surtout, aussi naïf qu'un nouveau-né. Sa candeur rafraichissante était sa plus grande faiblesse, celle que les malignes comme la conseillère tentaient d'exploiter sans vergogne sans avoir à débourser un sou. Ce fut avec cette pensée en tête, vêtue d'une robe d'une affligeante simplicité, ses longs cheveux tressés battant dans son dos, qu'elle passa la porte du restaurant. Un sourire tranquille flottait sur ses lippes, s'agrandissant alors que ses prunelles croisaient la silhouette affairée de sa proie. Elle lui adressa un petit signe de la main et attendit patiemment que le serveur maladroit vienne l'accueillir.

" Despereaux, quel plaisir de vous voir. " roucoula-t-elle, s'étonnant elle-même de sa réelle sincérité derrière son badinage surfait. Tandis qu'il s'enquérait de ses désirs du jour, elle embrassa la salle d'un regard circulaire, paraissant réfléchir, pour mieux en revenir à lui. " Et bien, deux choses. La première, que vous m'appeliez enfin Raiponce, ainsi que je vous l'ai déjà demandé au moins un millier de fois. " le taquina-t-elle gentiment. " Puis, que vous déjeuniez avec moi. " Elle planta ses prunelles dans celles de la souris, se délectant par avance de sa réaction. Sa demande était peu orthodoxe et c'était bien la première fois qu'elle la formulait. On ne venait pas pour déjeuner avec les employés ! Et pourtant ... " Ne me le refusez pas, Despereaux. J'y tiens. Je suis certaine que l'on peut se passer de vous pour une petite heure. N'est-ce pas ? De toute manière, si les choses deviennent compliquées à gérer pour vos collègues, vous ne serez jamais qu'à un pas. " ajouta-t-elle, un rire cristallin venant terminer son petit discours. Ou son ordre, plus précisément.

Il était fort probable que la souris fut indispensable à cette heure, mais elle n'en avait cure. Rien qu'à sa posture, on devinait aisément qu'elle ne souffrirait d'aucune contradiction. Elle avait en tête un plan très précis et elle ne laisserait pas un gérant demi-dépressif et une frêle petite serveuse aux yeux de biche le contrecarrer.

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Mon monde, cette sublime œuvre d'art
Fight with no weapon ? Our integrity sells for so little, but it is all we really have. It is the very last inch of us. But within that inch we are free.
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⊱ tête mise à prix : Simon Pegg
⊱ arrivé(e) le : 28/09/2015
⊱ manuscrits : 151

⊱ schillings : 85

⊱ ton conte : La légende de Despereaux
⊱ ta race : Bête parlante (souris)
⊱ métier : Serveur au restautant La Louche Dorée
⊱ tes armes : une louche, çà compte ?
⊱ allégeance : Tant que personne n'est capable de déloger cette fée, pas le choix





Mer 25 Nov - 17:43



Despereaux & Raiponce
Emiettez votre rumeur dans un verre de "m'a-t-on dit". Deux cuillères de sous-entendus qu'on fait bouillir à feu vif...


Le client est roi, il a toujours raison. On lui avait répété cette phrase de nombreuses fois lorsqu'il avait commencé son travail à la Louche Dorée. Avec quelques variantes comme par exemple : il faut dire oui à tout ce qu'il demande, ne jamais être impoli, toujours vouvoyer et d'autres conseils dans le même genre. On lui avait tellement répété ces directives que, désormais, ces consignes semblaient faire partie intégrante de lui-même tout comme les principes de chevalerie vus et revus dans le miroir magique. D'accord, satisfaire la clientèle n'était pas aussi héroïque que de vaincre un dragon ou les exploits qu'accomplissaient quotidiennement les chevaliers-flics dans l'émission 'Flic-story' mais, en un an, ces petits gestes avaient la même valeur à ces yeux. C'était les seules bonnes actions se trouvant à sa portée.

Parfois, ce principe se retrouvait confronté à un autre tout aussi important : les règles de politesse ou son devoir envers le restaurant. Dans ces moments-là, Despereaux avait l'impression que le sol allait s'effriter sous ses pieds. Le cas se présenta encore aujourd'hui alors que Madame Cheveuxdor lui demanda à nouveau de l'appeler par son prénom, or, il ne pouvait pas se permettre une telle familiarité. Le dilemme intérieur que provoqua cette demande pourtant simple à satisfaire se voyait très clairement sur le visage de l'ancienne souris. Ce n'était pas une question de sympathie, sinon il aurait approuvé avec joie. C'est juste que... Ces notions du protocole étaient vagues mais il n'était quasiment certain qu'un simple serveur comme lui ne pouvait appeler ses clients par leur prénom. Question de respect. Un respect qui s'appliquait d'autant plus si cette personne était la conseillère en communication de marraine la fée. Cependant, il y avait aussi la fameuse règle du client est roi. Cette partie aussi était mise en valeur par le fait qu'on ne pouvait refuser une demande venant d'une cliente aussi prestigieuse que Madame Cheveuxdor.

Despereaux allait répondre le traditionnel "oui madame" qu'il récitait toujours lorsqu'il se retrouvait dans ce genre de situation. C'était une manière de reporter le problème a plus tard pour empêcher son cerveau d'imploser sous cette torture mentale. Hélas, avant que la phrase ne puisse franchir ces lèvres, Raiponce lui fit une autre demande : celle de déjeuner avec elle. Ce qui eut pour effet immédiat d'empirer le dilemme intérieur dans lequel il était plongé. À nouveau, il ne pouvait ni accepter ni refuser. Il pourrait dire qu'il avait déjà mangé... ce ne serait pas vraiment en mensonge... Le serveur balaya très vite cette idée. S'il commettait un impair impardonnable en répondant cela ? Le restaurant commençait tout doucement à retrouver sa popularité d'antan, ce n'était vraiment pas le moment de finir avec une cliente insatisfaite ! Sans parler du remords qui en découlerait.

"Oui... Enfin... euh..." Arriva-t-il à formuler en lançant des coups d'oeil aux alentours tel un comédien cherchant désespérément à retrouver sa prochaine réplique.

Sa tentative de réponse fut interrompue par l'argumentation de son interlocutrice. Despereaux essaya de se plier devant ce qui ressemblait à la voix de la raison. Une petite heure. C'est vrai, quel mal y avait-il ? Le client était roi, après tout. Et puis, comme le disait Raiponce, à juste titre, s'il voit que PetitPois est débordée, il pourrait s'excuser et venir en renfort à tout moment. Donc, il n'y avait aucun mal à accepter. Chaque changement dans son état d'esprit se voyait sur sa figure expressive tandis qu'il réfléchissait à la question.

"D'accord." Finit-il par dire avec un sourire timide. Il éprouvait un soulagement manifeste d'avoir réglé son problème intérieur. Il fit mine de prendre place en face de Raiponce avant de se rappeler son devoir et de se redresser prestement. "Oh." Réalisa-t-il. Jamais un 'oh' n'avait été prononcé sur un ton aussi désolé que celui-là. Il resserra la prise sur son carnet et son crayon, prêt à prendre note. "Je peux... Je peux peut-être prendre votre commande avant ?" Désireux d'apporter quelques choses de constructif à cette conversation, il poursuivit. "Si je peux me permettre une suggestion, le potiron commence à être de nouveau de saison et cette soupe est particulièrement délicieuse." Il ajouta rapidement en bredouillant : "Oh, elle est toujours délicieuse. C'est juste qu'aujourd'hui elle l'est particulièrement. Enfin, elle semble particulièrement délicieuse. Ce n'est pas comme si je l'avais gouttée discrètement en cuisine ou quelque chose dans le genre. C'est juste que... les clients qui l'ont commandés avaient l'air particulièrement satisfait aujourd'hui." Il reprit son souffle après cette longue tirade qu'il avait récité d'une traite. "Voilà." Conclut-il avec la naïveté de celui qui s'imaginait avoir réussi à rétablir la vérité.
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