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FORT FORT LOINTAIN A FERME SES PORTES.

Une pierre deux coups + Mowgli


FORT FORT LOINTAIN



⊱ pseudonyme : Alinoé
⊱ tête mise à prix : Sophie Turner
⊱ crédits : Alinoé
⊱ arrivé(e) le : 01/01/1970
⊱ tes licornes : /
⊱ schillings : 0

⊱ ta race : Humain
⊱ allégeance : S'en tamponne le coquillard




Mar 8 Sep - 0:02



   
Mowgli & Aalis
une petite citation trop mimi qui roxe

   Une après-midi longue, très longue, un peu comme… Comme… Le monsieur lui avait bien fait comprendre, en long, en large et en travers, qu’il était hors norme et avait même proposé à Aalis un rendez-vous pour le lui prouver. La jeune femme dût s’y reprendre à plusieurs fois pour lui dire non. Parce qu’à chaque fois qu’elle recommençait à faire grimper le thermomètre de cet homme, à chaque fois il était persuadé qu’elle serait enchantée de faire la rencontre avec son vieil ami. Elle avait fini par rompre le contact avec lui, après qu’il l’eût remercié d’une voix essoufflée mais qui semblait heureuse. Décidément, Aalis n’arrivera jamais à comprendre ce qu’il y a d’excitant dans son boulot.
Quand elle avait commencé, ça lui semblait si étrange, comme si on bravait un interdit et qu’on batifolait à droite et à gauche, en lançant le message « Portes Ouvertes, venez tous ! ». Aalis ne fait pas partie de ces femmes frivoles, qui convolent de bras en bras pour jouer à cacher la saucisse de Bologne. Oh non, loin de là même. Toute son enfance durant, elle avait rêvé du Prince Charmant, celui dont on lui vantait maints mérites et s’était essayé à des techniques d’approche - qu’on appellerait, au XXIe siècle, des techniques de drague - sur Ælfgar, feu sa grenouille domestique, tragiquement décédée. On l’avait tantôt prise pour une folle, tantôt pour une dévergondée. Dans le fond, les deux se rejoignaient. Mais elle avait été recadrée par son père qui n’admettait pas de tels écarts de conduite et de pensée en sa demeure.
S’il savait maintenant le métier qu’elle exerçait, il s’en retournerait parmi ses cadavres de bouteilles. La petite fille dévergondée puis assagie était revenue à l’assaut. Au début, ça l’avait effrayé, un peu rougir, parce que ce n’était pas une chose qu’elle s’était vue faire. Mais, les semaines se succédant, elle avait fini par prendre le pli. Manger l’andouille à col roulé, s’appuyer sur la béquille ou plonger le nez dans le bénitier n’avait plus eu aucun secret pour elle. C’était son lot quotidien et désormais, elle s’en lassait.
Heureusement, il n’y avait pas que cette flopée d’habituées en tout genre, hommes comme femmes, qui faisaient appels à leurs services. Il y avait des personnes qui téléphonaient au début pour un petite excitation et qui finissaient par parler de la partie de pêche qu’elles ont été faire au bord d’un quelconque cours d’eau. Et il y avait aussi les paumés, qui appelaient pour avoir des plus amples informations sur le but de l’entreprise. Ces deux catégories de personnes, Aalis les aimait bien, car elle lui permettait de casser ce quotidien trop similaire au précédent. Elle n’était pas obligée de se concentrer sur la liste de choses à dire en fonction du client, et pouvait se lâcher.
C’est ainsi qu’elle fit la connaissance d’un jeune homme, au demeurant fort agréable, et qui se prénommait Mowgli. Ils avaient passé de longues minutes à échanger des mots et pour une fois, la rouquine avait été contente de faire autre chose que son travail. Quand le Big Boss passait dans le coin, elle casait en toute innocence un “piquer violemment l’ail dans le gigot”, histoire de. Mais là, elle pouvait se plaindre des autres et leur en mettre plein la figure, sans craindre qu’on l’invective d’une quelconque façon. Et puis, elle avait l’impression qu’en discutant avec Mowgli, elle discutait avec un frère ou un bon pote. Ils avaient convenus de se rencontrer un jour. Peut-être qu’ils avaient convenu du jour et de l’heure, mais Aalis avait oublié de le noter et n’avait pas le numéro du jeune homme. C’était la politique de l’entreprise. On ne garde aucun numéro. Politique de confidentialité du client, tout ça tout ça.
Dans le milieu de l’après-midi, elle quitta son poste et interpella une calèche qui allait jusqu’à l’autre bout de la ville, en passant par Romeo Drive. Elle avait besoin d’un café et celui qu’on servait au « Plaisir à distance » ressemblait plus à de la pisse de chat qu’à du café. Un café latte et des cookies plus tard, elle revint tranquillement à son travail. Quelque chose d’inhabituel l’interpella. Quelqu’un semblait un peu pris au dépourvu devant la porte de la petite bâtisse.
« Excusez-moi, je peux peut-être vous aider ? »
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⊱ pseudonyme : BIB L'EPONGE
⊱ tête mise à prix : Bob Morley
⊱ crédits : (c) wildworld (ava) hedgekey (signa)
⊱ arrivé(e) le : 28/04/2015
⊱ manuscrits : 258

⊱ tes licornes : Le prince Ali
⊱ schillings : 463

⊱ ton conte : Le livre de la jungle
⊱ ta race : Humain
⊱ métier : Flic
⊱ tes armes : Il a son arme de service évidemment et un canif qu'il planque dans ses pompes (au cas où...)
⊱ allégeance : Archi contre, l'injustice c'est moche





Lun 9 Nov - 0:09



   
Mowgli & Aalis
Une pierre deux coups

Le téléphone pour moi, c'était un truc vraiment de dingue quand je suis arrivé à Fort Fort Lointain. Dans la jungle, quand on veut appeler quelqu'un, soit on gueule comme un malade en espérant être entendu, soit on cherche comme un con pendant des heures en espérant que le copain du copain du copain du con à qui on veut parler sait à peu près dans quel secteur il se trouve. C'est aussi chiant que ça en a l'air, voir pire. Donc pour moi, le téléphone ça a été la petite révolution. La première fois que j'en ai entendu un sonner, putain j'ai eu le coup de flippe de ma vie un truc de dingue. Ça fait un bruit de bébé panda en train de crever ce truc, c'est horrible ! En tout cas, ils se sont bien foutu de ma gueule à la caserne quand je leur ai dit que je savais pas à quoi ça servait ces trucs. C'est Lance qui m'a expliqué comment l'utiliser mais même si maintenant je sais plus ou moins comment ça se prend, j'l'utilise pas des masses non plus. Enfin ça c'était avant en tout cas.

Un jour, un autre chevalier-flic a parlé d'un truc vraiment intéressant à la Tour d'Argent pendant que j'étais en pause. D'habitude j'écoute les conversations de mes collègues pour essayer de gratter des infos qui pourraient être utiles à la rébellion mais là c'est pas vraiment pour ça que j'ai tendu l'oreille. Le mec parlait de sexe oral. Je sais qu'on peut faire plein de trucs super cochons avec sa bouche et tout, je suis devenu expert là dedans mais là c'était encore autre chose : le gars pouvait s'astiquer le poireau pendant qu'une nana lui balançait plein de trucs super sexy au téléphone. Bon apparemment ça coûte une blinde mais le gars a bien précisé que les gonzesses elles sont pas du genre timide quand elles te disent qu'elles vont te cravacher. Comme y'a plusieurs autres chevalier-flics qui lui ont demandé le numéro, j'en ai profité pour le noter moi aussi parce que j'étais hyper curieux. J'ai pas besoin de ça normalement pour me faire plaisir physiquement parce que je tombe toujours sur une petite serveuse ou une jolie demoiselle en détresse prête à passer la nuit avec moi quand j'en ai besoin mais là c'était carrément tout nouveau pour moi et j'voulais vraiment voir à quoi ça ressemblait ce bordel.

Le soir quand j'suis rentré chez moi, j'ai tout de suite appelé. J'me suis foutu dans mon plumard et dès qu'une nana a décroché, je me suis retrouvé comme un con parce que je savais pas quoi dire. Du coup bah... On a juste parlé. Et c'était super cool. J'ai pas l'habitude de juste parler avec les filles, généralement comme elles sont devant moi, ça finit les trois quarts du temps dans le lit à s'envoyer en l'air comme des bêtes. Là, je sais même pas quelle tête elle a. Je sais juste qu'elle s'appelle Aalis et que j'aime bien sa voix. Enfin, j'aime bien ce que j'entends, parce que j'trouve que le téléphone ça modifie vachement la voix des gens, ça me gêne ça d'ailleurs. On rigole bien en tout cas tous les deux. Elle me parle de son boulot et moi du mien, enfin tout ce que je peux me permettre de dire quoi. Finalement, j'ai eu envie de la voir en vrai un peu. Pas en mode vieux pervers ni rien, juste pour pouvoir mettre une tête sur une voix et un joli prénom.

Je me suis renseigné un peu et j'ai mis la main sur l'adresse de son boulot. Près du port, c'est un peu glauque dans ce coin là, surtout si elle finit tard le soir, elle doit sacrément se faire emmerder par les vieux marins beurrés comme des p'tit Lu qui traînent dans le coin... Planté devant le bâtiment, je lis l'enseigne et ne peux retenir un petit rire : Plaisir à distance. On peut pas faire plus clair comme nom... Ça aussi ça doit les excités les marins, en plus du rhum ! Bon, maintenant je fais quoi moi ? Je vais quand même pas entrer et gueuler comme un con « EST CE QUE Y'A UNE AALIS ICI ? », on m'prendrait pour un taré. J'pourrai p'têtre dire que je viens pour l'arrêter et l'embarquer ? Mais elle perdrait son job si ça se trouve et ça lui foutra la honte, c'est pas...

« Excusez-moi, je peux peut-être vous aider ? »

Je me retourne et tombe nez à nez avec une jolie rousse. Wouah, elle a des yeux de dingue ! Mais c'est pas ça qui me surprend le plus. C'est sa voix. Je la connais. Je sais qui est cette fille. Et elle est encore plus belle que ce que j'croyais. Je lui souris et je demande :

« Alors Aalis, on prend la poudre d'escampette ? Tu sèches le boulot ? Tu sais, j'pourrai peut être te coffrer pour ça... »

En fait j'crois pas que je puisse mais on s'en tamponne le coquillard, c'est juste pour faire le malin. En tout cas je dois être un cul béni pour direct tomber sur elle ! Finalement, même pas besoin de réfléchir à un subterfuge du tonnerre : on m'offre une belle rousse sur un plateau d'argent. Et moi, je refuse jamais les cadeaux, surtout ceux qui viennent du ciel !
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