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FORT FORT LOINTAIN A FERME SES PORTES.

Kaa > Whataya want from me?


FORT FORT LOINTAIN





⊱ pseudonyme : Little-Chocobo
⊱ tête mise à prix : Thomas Brodie-Sangster
⊱ crédits : Elf (Ava)
⊱ arrivé(e) le : 01/01/1970
⊱ tes licornes : Alexei Trainesavate - Lancelot Dulac - Cheshire Beausourire - Poucette Toutepetite
⊱ schillings : 0

⊱ ta race : Sorcier blanc
⊱ allégeance : Mitigé





Dim 16 Aoû - 21:20



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?

Wolfran était dans un état déplorable. Oh, physiquement parlant, ça allait. Une bonne partie de ses cheveux étaient encore rose pâle et il avait une petite blessure à l'arrière de l'oreille gauche (qui laisserait probablement une cicatrice une fois guérie) lui provoquant un léger trouble de l'audition de ce côté-là. Rien de permanent il l'espérait. Non, physiquement, on pouvait dire qu'il allait bien, comparé à d'autres. En revanche, psychologiquement...il n'allait pas bien. Loin de là. Il affichait toujours ses sourire doux, compréhensifs face aux clients, semblait toujours être lui-même face à eux, personne ne pourrait se douter que le loup ayant aidé à la Fabrique du bonheur était lui, hormis Cuchulainn, bien évidemment. Mais ses démons étaient là, tapis, attendant qu'il soit seul pour sortir et le torturer. Il dormait mal, quand il dormait. Ça ne faisait que trois jours depuis les événements de la fabrique du bonheur après tout. C'était normal. Le souci, c'est que le sorcier n'était pas certain d'avoir la force de continuer encore longtemps ainsi.

Cette expédition avait été un échec sur toute la ligne. Ils n'avaient pas trouvé (et encore désamorcé) la bombe. Ils avaient perdu quelqu'un. Le loup ne la connaissait pas personnellement, cette femme qui avait perdu la vie durant cette opération, mais ça restait une vie de perdue, quand bien même serait-ce son pire ennemi, Wolfran pleurerait toujours une vie perdue. Tout cela, avec le fait qu'il n'avait, une fois de plus, servi à rien...son moral se retrouvait proche de zéro. Non, il n'aurait pas la force de continuer ainsi...pas s'il était seul. Il savait parfaitement qui il devait aller voir. Le seul qui avait toujours été là quand il en avait besoin, pour il serait prêt à donner sa vie si on le lui demandait : Kaa. Surtout que depuis leur dernière rencontre, l’apothicaire avait une propension à vouloir passer encore plus de temps avec lui, à vouloir en apprendre toujours plus et surtout…être là, lui prouver qu’il ne partait nulle part.

Sauf que si lui était là, Kaa s’absentait sans prévenir. Il n’avait pas à rendre des comptes à Wolfran et ce dernier le savait, en avait parfaitement conscience, mais il n’avait pas pu empêcher la tristesse et le doute l’envahir quand il a appris par le gérant de la Sirène Amputée que Kaa était parti en voyage il ne savait pas trop où. Bien évidemment que le blond ne pouvait empêcher l’autre de partir et ça n’a jamais été dans ses plans, d’ailleurs, mais il aurait voulu qu’il lui dise au moins, histoire de ne pas s’inquiéter bêtement quand il ne l’a pas trouvé chez lui ni à la Sirène Amputée. Car il avait voulu aller le voir le lendemain de toute cette histoire avec la Fabrique du Bonheur, mais il n’était pas là…

Mais aujourd’hui, il devrait, si tout s’était bien passé, être chez lui. C’est ainsi que le jeune homme s’arma de tout son courage et de son plus beau sourire pour aller frapper à la porte de son ami, espérant bien que rien n’ait troublé son travail au point de le retarder d’un ou plusieurs jours…
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Mar 25 Aoû - 23:54



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


Une nouvelle occasion de retourner à Afshin. Une occasion que je saisis comme à l'accoutumée dès qu'elle se présente. Evidemment, celle-ci était bien plus spéciale que les autres : il n'était pas question de partir parce que j'avais eu des congés, mais bien de prendre des congés pour pouvoir partir. Si quelque chose de bon était ressorti du fiasco entre Cheshire, Wolfran et moi, c'était bien ce voyage ! Bien que je ne sois pas très rassuré par mon évanouissement chez le jeune homme et par toute l'inquiétude que j'a pu lui susciter, j'avoue avoir été très reconnaissant lorsqu'il m'a demandé de ne pas retourner au travail après ma blessure, de me reposer. C'est pour ça que je suis revenu dans ma contrée natale. Pour me reposer, me ressourcer, en profiter pour ramener ce sable que je ramène toujours. Sauf que le séjour n'a rien eu de reposant. Ou plutôt, le retour dudit séjour. Après une bonne semaine là-bas, les choses sont devenus l'opposé de ce qu'on attend d'un voyage relaxant : sur le chemin pour revenir à Fort Fort Lointain, mon conducteur et moi avons croisé de nombreux convois en provenance de la capitale. Rien d'inhabituel excepté que les gens semblaient être prêts pour ne jamais revenir à l'endroit qu'ils semblaient fuir. Et après avoir discuté avec l'un d'entre eux, il n'y avait rien d'étonant à ça. Une bombe. Une bombe dans les Alentours. A la Fabrique du Bonheur. Voilà la cause de toute cette agitation. A partir de ce moment-là, jamais un voyage ne m'a paru aussi long. J'avais beau dire à mon conducteur de presser le pas, que je devais arriver au plus vite, j'avais l'impression de faire du sur place. Une seule pensée me torturait en permanence : Comment va Wolfran ?

De nombreux scénarios se formaient dans ma tête, je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer seul, bloqué sous les débris, alors que ni sa boutique ni son appartement se trouvent assez près pour être touchés. Je ne pouvais m'empêcher de tourner en rond en imaginant le pire, et ce que je deviendrais ce que je redoutais était vrai. Et, pendant les rares moments de logique où je me rassurais en me disant que Wolfran n'aurait jamais traîné dans cette zone de toute façon et qu'il ne pouvait qu'être sain et sauf, je me détestais. Je me détestais parce que je n'étais pas là. Je n'étais pas près de lui, et nul doute qu'il aurait besoin de moi. Je n'étais même pas concerné par l'arrogance de mon affirmation, tout ce qui m'importait était que Wolfran aurait besoin de support dans un moment comme celui-ci, et que je n'étais pas là.

C'est dans cet état d'esprit morose que je suis arrivé, enfin, à mon appartement en début d'après-midi. Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais directement foncé chez l'apothicaire, mais mon conducteur étant payé d'avance, il a refusé de m'emmener autre part, et je n'avais aps d'autre choix que de faire un arrêt par chez moi pour poser mes affaires avant de me précipiter à la Cuillère d'Absinthe. Tant pis si des clients étaient là, tant pis si je devais paraître complètement désorienté, je foncerais là-bas sans même y réfléchir à deux fois. Il ne me fallu que quelques minutes pour gravir quatre à quatre les marches de mon appartement, ouvrir la porte, la claquer sans ménagement et jeter mes affaires sur mon lit. Alors que je m'apprêtais à partir, j'ai pensé au cadeau qui se trouvait dans mon sac et que je réservais pour lui. Pas grand chose, simplement un paquet de thé d'Afshin, très prisé, et qui je l'espérais aller lui plaire. Si je devais lui rendre visite pour lui remonter le moral ou tout autre chose, autant le prendre avec moi. Alors que je me saisissais du paquet dans mes affaires de voyage, quelqu'un a frappé à la porte. C'est avec un mécontentement non dissimulé pour ce visiteur inopportun que j'ai ouvert précipitamment, bien décidé à envoyer valser la personne qui se dressait entre moi et Wolfran. Et c'est aussi comme ça que je suis tombé nez à nez avec celui que je voulais voir à tout prix, et que je me suis retrouvé la bouche pendante et rempli d'effroi à la vision de ce jeune homme qui de toute évidence devait se trouver bien plus près de la Fabrique du Bonheur que ce à quoi je m'attendais...

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Mer 26 Aoû - 16:10



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


Il devait bien l’admettre, la réaction qu’il eut quand Kaa ouvrit la porte n’était pas celle à laquelle Wolfran s’attendait. Le brun semblait…Désorienté, étonné. Qu’y avait-il de si étonnant à ce qu’il vienne le voir lorsqu’il revient de voyage ? Rien, à priori. Ce qui est sûr, c’est que le blond, maintenant, ne savait plus trop comment réagir, n’osait plus trop bouger. Tout ce qu’il voulait, pourtant, c’était entrer, s’assurer que tout allait bien pour lui et puis, enfin, se blottir contre Kaa, là où il se sentait en sécurité, aussi dérisoire cela puisse paraître dans un monde où les attaques se font à coups de bombes et de sortilèges que personne ne pouvait empêcher. Mais vu la tête du serpent…Il n’était pas certain que ce soit une si bonne idée là, tout de suite, maintenant. Ca ne l’empêcha pas, cependant, d’afficher un sourire rassuré et de prendre la parole.

"Bonjour Kaa. J’espérais que tu sois rentré de voyage. Comment vas-tu ?"

Il était resté dans les platitudes habituelles, sans entrer dans l’appartement pour autant. Il ne savait plus où se mettre pour le moment. Il avait fait en sorte de garder pour lui son amertume à l’idée que le serpent soit parti sans rien lui dire, sans même simplement le mettre au courant. Pourtant, ce n’était pas si facile, maintenant qu’il le voyait en chair et en os devant lui. Oh, il pouvait certainement s’assurer qu’il allait bien. Il avait l’air d’aller plus que bien. Il faudrait encore qu’il vérifie que sa blessure au ventre s’était correctement cicatrisée pour l’affirmer avec certitude, mais il n’y avait rien qu’il pouvait voir ici et maintenant qui pourrait lui indiquer le contraire. Et c’est bien ce qui provoquait cette espèce de colère sourde au plus profond de lui, une qu’il tentait d’effacer par tous les moyens avant d’avoir eu le temps de s’expliquer avec son interlocuteur.

Bon sang, est-ce qu’il pouvait dire quelque chose ? Même un simple bonjour, n’importe quoi, Wolfran voulait simplement reprendre leurs conversations comme avant. Avant quoi, au juste ? Avant qu’il ne parte, avant que Wolfran ne manque de se faire exploser par une bombe à la fabrique du bonheur ? Avant que quelqu’un ne meure et que le blond ait douloureusement besoin de la compagnie du brun, alors qu’il affichait maintenant une expression que l’apothicaire ne savait pas lire ? Finalement, il se dit que revenir plus tard était encore la meilleure solution ; Kaa devait être fatigué de son voyage, alors il allait le laisser se reposer et il reviendrait plus tard. Demain, peut-être ? Ou le jour d’après, il verrait bien.

"Désolé, tu dois être fatigué, je repasserais plus tard."

Et sur ces quelques mots, le sorcier tourna les talons, dans le but de retourner à sa boutique et de se plonger dans ses prescriptions et décoctions en tout genre jusqu’à en tomber de fatigue, histoire d’être sûr de ne pas rêver et de revoir la mort de cette femme qu’il ne connaissait pourtant pas.
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Ven 28 Aoû - 14:32



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


Le choc initial ne va pas en s'arrangeant : plus je fixe le jeune homme, plus je me rends compte de son état qu'on peut qualifier de préoccupant. Outre la teinte rose pâle de la majorité de ses cheveux qui bien que probablement indolore témoignait d'une implication dans un accident qui a coup sûr était loin de l'être, je note une blessure qui n'a pas l'air si superficielle que ça sur son oreille gauche. Mais ce qui finit de m'inquiéter, ce n'est pas tant son aspect physique que sa façon d'agir : je suis loin d'être né de la dernière pluie et il faut beaucoup plus qu'un simple sourire pour dissimuler le mal être qui semble l'animer. Je ne suis toujours pas remis lorsque l'apothicaire me demande comment je vais. Je ne réalise pas tout de suite ce qu'il me demande, trop occupé à me demander comment il s'est retrouvé dans cet état et surtout la gravité de ce dernier. Je peux m'inquiéter pour ce que je vois, mais ce sont les blessures que je ne vois pas encore qui m'affolent. Mon visage doit très certainement trahir le tumulte qui se livre en moi parce que Wolfran décide d'un seul coup de faire volte-face et de partir sans autre raison que mon hypothétique fatigue due à mon retour de voyage.

Tout se passe alors très vite, j'agis plus par instinct que parce que je l'ai décidé, mais j'ai tout de même le temps de noter que les au revoir de mon ami sont très distants, voire même froids, avant que ma main se referme sur son avant-bras, le stoppant net. Sans dire un mot, je laisse la main tomber le long de son bras et venir s'entrelacer dans la sienne, pour l'emmener doucement à entrer dans mon appartement. Sans réfléchir, je me dis que la seule chose que je peux faire sans paraître indélicat, c'est de le prendre dans mes bras, comme la dernière fois. Que le temps se suspende, qu'on puisse oublier nos problèmes quelques instants et profiter que l'autre aille bien, ou plus ou moins bien. Mais lorsque ma main libre passe dans son dos pour le forcer gentiment à se blottir contre moi, je reçois comme une décharge : le jeune homme n'a pas pu supprimer une grimace de douleur et un geste pour éloigner son dos de ma main, ravivant en un instant mes inquiétudes concernant ses blessures que je ne peux pas encore voir. Manifestement, il en a une dans le dos, et elle ne doit pas être aussi bénigne que ce qui est arrivé à ses cheveux. Je fais un pas en arrière, mes deux mains s'éloignant un peu trop brusquement peut-être de lui et je me fixe sur ma porte d'entrée toujours grande ouverte. Je fais un écart qui trahi mon agitation pour venir la claquer, puis fais volte-face, appuyé contre cette dernière, le regard directement dans celui de Wolfran.

"Mais qu'est ce qui t'es arrivé ? Bon sang, Wolfran, est-ce que tu as  été mêlé à cette histoire d'alerte à la bombe ? Il s'est passé quelque chose en ville ? A la Cuillère d'Absinthe ?" Les rouages de mon cerveau tournent à en surchauffer pendant que j'essaie de trouver une explication rationnelle à son état : sa boutique est pleine de produit qui pourraient expliquer la couleur de cheveux, et la panique pendant l'alerte pourrait lui avoir valu les autres blessures. Mais je me rends compte, au fond de moi, que ce n'est pas une explication que je cherche, mais bien une excuse. Je lui cherche une excuse pour s'être mis une fois de plus en danger. C'est horrible comme pensée, et pourtant c'est bien ce que je ressens. Je ne peux pas m'empêcher de lui en vouloir de toujours prendre des risques inconsidérés pour les autres, même si je sais qu'il ne me doit strictement rien et que c'est dans sa nature de sorcier blanc que d'aider les gens. Tout ça se clarifie quand je m'aperçois que je connais parfaitement l'explication à son état. "Tu étais là-bas, n'est-ce pas ? A la Fabrique du Bonheur, quand la bombe a explosé ?" Je secoue la tête, parce que je vois la vérité en face mais aussi parce que mon ton est maintenant aussi froid que celui qu'il a utilisé pour me dire au revoir tout à l'heure. Ca ne risque pas d'arranger les chose.

Mais, foutu pour foutu, je décide de ne pas faire marche arrière mais bien de me débarrasser de mes derniers doutes. J'avance vers lui, en essayant de ne pas être trop brusque, et en radoucissant du mieux que possible ma voix, j'ajoute : "Montre moi tes blessures. Toutes tes blessures, Wolfran, ça ne sert à rien de les cacher je sais pertinemment que tu t'es encore mis en danger, c'était la même chose pour le bal, je commence à avoir l'habitude." Et voilà, encore une phrase sans tact que je vais probablement regretter... Mais ce n'est pas ça qui m'importe maintenant. Sans croiser son regard que j'évite pour ne pas y lire de colère à mon égard, je fais mine de tendre la main vers sa blessure à l'oreille pour mieux voir les dégâts...

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Ven 28 Aoû - 16:05



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?

Pendant un instant, il a cru que tout allait rentrer dans l’ordre. Kaa qui le retenait, l’entrainant à sa suite dans l’appartement d’une main dans la sienne. Oui, pendant un moment, Wolfran a cru que tout était normal et rien que le contact de cette main dans la sienne le rassurait. Kaa allait bien, lui-même allait…Disons pas trop mal, et il n’y avait qu’eux deux pour le moment. Le blond allait pouvoir profiter de la présence de l’autre, sans se préoccuper de ce qui l’avait amené ici. Si ce n’était pour cette blessure dans son dos, quand il a heurté l’arbre à la déflagration. A peine la main du brun a-t-elle frôlé l’endroit de la blessure qu’une grimace de douleur s’affiche sur le visage du sorcier, alors que son instinct le pousse à s’éloigner de ces mains qui vont vers ses blessures. C’est comme un charme qui se rompt ; le serpent s’éloigne brusquement, ses mains aussi, et d’un coup, Wolfran a peur. Il ne saurait trop dire de quoi, mais il a peur de ce qu’il va se passer à partir de maintenant entre lui et Kaa. Ce dernier va fermer la porte, et le blond grimace en l’entendant claquer, sursautant presque, et il détourne vite les yeux quand ceux, trop bleus, de son ami croisent les siens.

"Non…Ce n’est pas…Je…"

Il tente de parler, de lui expliquer ce qu’il s’est passé, de le rassurer peut-être, mais il n’arrive pas à dire plus que les quelques mots bredouiller d’une voix faible, alors que son ami l’assaille de questions. Il tente, malgré tout, de trouver des excuses, de trouver un moyens d’alléger les faits, pour minimiser leur impact final, parce qu’il ne veut pas l’inquiéter pour quelques égratignures. Oui, celle dans son dos lui fait mal, mais c’est plus à cause de l’hématome qu’à cause de la gravité de la chose. Certains bleus bénins sont plus douloureux que certaines brûlures…Cependant, quand il entendant le brun parler de la Fabrique du Bonheur, devinant aisément que Wolfran s’y trouvait lorsque la bombe a explosé, le jeune homme est soudain tétanisé. Il n’ose pas regarder Kaa, et croise les bras contre sa poitrine, comme pour se réchauffer. Il hoche simplement la tête, ne faisant pas confiance à sa propre voix. A quoi bon mentir maintenant ? Il entend des pas s’approcher de lui, mais il ne relève toujours pas les yeux. Pourtant, très vite, quelque chose déclique dans son esprit et l’Enfer est relâché. De quel droit se permet-il de lui parler ainsi ? De parler de chose dont il ne sait, au final, rien ? Il relève les yeux juste à temps pour voir la main de Kaa s’approcher de son visage et d’un geste tenant plus de l’instinct que d’autre chose, il repousse le bras du serpent avec violence.

"Ne me touches pas !"

Plus de peur dans sa voix où dans ses yeux, c’est de la colère qui règne maintenant en lui. Lui, qui est pourtant connu pour son calme et son sang-froid, mais s’il y a bien une chose que le brun sait faire avec lui : briser ses barrières, les dépasser pour aller chercher ce qui est enfoui au plus profond de lui. La suite va le lui prouver sans équivoque.

"Comment oses-tu me parler ainsi ?! Tu ne sais rien de ce qu’il s’est passé au bal, ni à la Fabrique du Bonheur ! Je n’ai pas à me justifier auprès de toi. Ce que je fais, je le fais parce que c’est ce que je suis né pour faire : Aider les gens !" il fait deux pas en arrière, mettant plus de distance entre lui et Kaa, comme pour ériger un mur entre eux. Il resserre le col de sa tunique contre lui, mettant l’emphase le fait qu’il ne souhaite pas qu’il voit d’autres preuves de ce qu’il s’est passé à la Fabrique "Alors oui, je me suis mis en danger, et tu sais quoi ? Si c’était à refaire, je le referais, que ça te plaises ou non, parce que c’est qui je suis ! Et tu me parles de cacher des blessures ? Oui, j’ai préféré ne pas de parler tout de suite de ma blessure au dos, préférant te laisser le temps de te calmer, mais toi…" il prend une inspiration, mais ça ne sert pas à grand-chose "Toi tu m’as menti Kaa, quand tu es venu me voir pour ta blessure au ventre ! J’ai au moins l’honnêteté d’admettre ce qu’il s’est passé, alors que toi tu m’as menti ! Comment est-ce que je peux encore te faire confiance quand je sais que tu serais capable de me mentir ?! Quand bien même serait-ce pour me protéger !"

Il ne lui en avait pas parlé lorsqu’il s’était réveillé la dernière fois, parce qu’il ne voulait pas l’agiter alors qu’il devait se reposer. Mais maintenant, il ne retenait plus ses coups, parce que Kaa était allé trop loin cette fois. Wolfran était quelqu’un de profondément gentil, presque à en devenir une faute, mais quand ceux qu’il pensait ses ami, en qui il pensait avoir confiance, trahissait cette dernière, il ne voulait plus rester le gentil apothicaire. Mais ce qui fait le plus mal dans cette histoire, c’est que malgré tout, il avait voulu faire l’impasse sur cet épisode entre eux, parce qu’il tenait à Kaa…Beaucoup plus qu’il ne le pensait initialement.
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Dim 30 Aoû - 21:28



Kaa & Wolfran
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Une claque en pleine figure. Voilà l'effet de la réaction de Wolfran. Une de ses claques qui laissent une trace sur la joue et dont la sensation de brûlure reste pendant de longs moments après qu'elle ait été donnée. Lui qui est d'ordinaire si calme, si doux, si prévenant, le voir sortir de ses gonds comme ça me fait bien plus de mal que ce que j'aurais imaginé. Mais ce n'est pas ce qui m'atteint le plus. Le choc de son changement d'attitude n'est rien pour moi à côté de la sensation de rejet que je n'avais pas expérimenté en très, très longtemps. La dernière fois c'était dans ma vie d'avant, en tant que serpent dans ma jungle d'Afshin. Et là encore, le rejet n'avait rien à voir avec ce que je ressens maintenant. Parce que la différence, et je m'en rends compte sur le champs à mon plus grand étonnement, c'est que cette fois, la personne qui me rejette compte pour moi. Cette fois, je ne peux pas rester indifférent face à des étrangers qui me rejetteraient sans même avoir pris le temps de me connaître. Je n'ai plus la confortable excuse de me dire que ça m'est égale. Et cette réalisation est bien pire que toutes les claques que j'aurais pu recevoir dans ma vie. Je ne sais même pas comment réagir à ça, figé dans le mouvement d'approche que je faisais il y a quelques secondes vers l'apothicaire, les yeux écarquillés par un mélange de surprise et d'effroi.

Et ce n'est que le début de ma peine, parce que Wolfran ne semble pas prêt à me laisser du répit. Il continue sur sa lancée en s'éloignant de moi, une seconde gifle en pleine tête, et se lance dans un monologue qui n'a pour but que de me remettre à ma place. Et bon sang, comme j'ai du dépasser les bornes pour le pousser dans un tel retranchement... Moi qui d'ordinaire me serait emporté et aurait bataillé avec lui pour jouer à qui gueule le plus fort, pour lui jeter toute ma colère quant à sa manie de toujours se mettre en danger et gagner ce duel de reproches, je me retrouve sans voix, sans même la moindre colère pour raviver mon flot de paroles. Et sans même l'envie de le faire. J'écoute douloureusement tout ce qu'il a à me dire, enregistrant le moindre détail, tentant tant bien que mal d'encaisser dignement, sans ciller. Et j'y arrive plutôt bien, au début. Je suis d'accord avec lui, au fond. Sa nature est de protéger les gens et je sais pertinemment qu'il n'a pas à me rendre de compte, que c'est mon égoïsme qui m'a poussé à lui dire des choses pareilles. Mais lorsqu'il attaque enfin la partie qui devait lui peser sur le coeur depuis un si long moment, j'ai l'impression que le sol vient de s'ouvrir sous mes pieds et que je tombe inexorablement sans moyen de me relever. Je sens la panique me gagner, très brièvement, puis les larmes me monter aux yeux.

Alors comme ça, il était au courant pour Cheshire depuis le début... Je sais, en le regardant, qu'il fallait que ça sorte à un moment donné, seulement j'aurais préféré que ce soit d'une autre façon, dans d'autres circonstances. Parce que maintenant, je sais que c'est fini. Je sais que quoi qu'il arrive, rien de ce que je pourrais dire ne rattrapera ce que j'ai fait. Je sais que dès l'instant où le jeune homme aura quitté cet appartement, je ne le reverrais jamais plus comme ça. Je sais que j'ai perdu le seul ami que j'avais réellement et que je vais me retrouver seul, encore une fois. Non. Je ne sais pas si c'est l'excitation du moment ou juste le fait de savoir que ma relation avec lui va prendre fin, mais je réalise que je ne peux pas appeler Wolfran mon ami. Parce qu'il est pour moi plus, beaucoup plus qu'un simple ami, et qu'il était temps que je m'en rendes compte, ironiquement trop tard, parce que je fais le perdre dans la même soirée.

Alors je décide de ne plus rien cacher. Je décide de la jouer franc-jeu une bonne fois pour toute, pour n'avoir aucun regret, aucun remords. Qu'est-ce que j'ai à perdre de toute façon ? "Il s'appelle Cheshire, et c'est à cause de lui que j'ai dû venir te voir ce matin là." J'entends les mots prononcés par une voix qui n'est pas la mienne. Une voix rauque, étranglée par des sanglots que je me refuse à laisser sortir. "Juste avant de venir, j'ai eu une confrontation avec lui. C'est un ennemi de toujours, et nous avons eu une énième dispute, après ton départ de mon appartement. Je suis rentré dans son jeu et je me suis laissé emporté. Je l'ai forcé à revivre des choses horribles grâce à mon hypnose, et sa furie contre moi l'a poussé à m'attaquer, à me lacérer le ventre. C'était un prix doux à payer, parce que j'ai aimé le voir souffrir, torturé par son propre passé. Mais ces blessures n'étaient rien comparé à ce qu'il préparait." Mes yeux se relève pour affronter le regard de Wolfran une dernière fois et peut-être aussi pour capturer son visage que je ne verrais plus. "Parce que Cheshire est fou à lier, et que pour m'atteindre vraiment, il avait prévu de passer par la seule et unique chose qui me ferait réellement du mal : voir la personne qui est la plus importante à mes yeux souffrir. Et c'est toi, Wolfran. Si je dois reconnaître une qualité à ce chat de gouttière, c'est qu'il n'est pas dupe, et il a tout de suite vu que tu n'étais pas un simple ami pour moi, que tu étais la personne que je chéris le plus." Je marque une courte pause, pendant laquelle j'ai l'impression que mon coeur va exploser. "Alors je suis venu voir le lendemain s'il était passé à l'action mais tu sais déjà comment a fini cette visite... Et maintenant, je paye le prix de mon emportement, et je sais parfaitement que tu vas partir et qu'on ne se reverra plus, mais au moins je suis assuré que tu seras en sécurité. Alors finalement, si c'était à refaire, moi aussi, je le referais. Parce que je préfère devoir renoncer à t'avoir près de moi si ça doit te permettre de vivre sans danger. Et au final, tu es probablement mieux sans mes mensonges et mon attitude. Je ne suis pas quelqu'un de bien, Wolfran, et c'est mieux que tu t'en sois rendu compte avant que je puisse te faire souffrir d'avantage." Je fais un pas de côté, rompant le contact visuel, pour lui laisser le champ libre vers ma porte d'entrée. Je ferme les yeux, luttant plus fort que jamais pour ne pas laisser de larme couler, et me prépare à entendre le claquement de la porte, annonçant le départ de celui qui m'est cher hors de ma misérable vie...

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Kaa & Wolfran
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Déballer tout ça à Kaa et voir la douleur s’insinuer dans ses yeux bleus…Ca déchire autant Wolfran que ça peut faire souffrir le brun. Ce n’est pas ce qu’il veut. Ça n’a jamais été ce qu’il avait en tête en venant ici. Mais pour le coup, le serpent l’a un peu cherché. Ha ! Qui cherche-t-il à convaincre ? Il pourra essayer de rejeter la faute sur n’importe qui, il n’empêche que, au final, c’est lui a les dit ces mots, c’est lui a repoussé Kaa en cet instant. Et ça fait mal, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Il pensait qu’avec la colère qui l’avait animé, il arriverait à faire face à l’inévitable douleur, mais non, elle est bien là, prenante, étouffante. Il s’en veut terriblement aussitôt que les derniers mots ont fini de quitter sa bouche, parce que ce n’est pas lui dans ces mots, ce n’est pas qui il est et ce n’est certainement pas ce qu’il veut que leur relation devienne. Ils sont ce qu’il veut dire, ça, il ne reviendrait pas dessus ; Kaa lui a menti, et Wolfran s’en est senti affreusement blessé, mais il était prêt à lui pardonner, tout simplement parce qu’il ne veut pas que l’autre sorte de sa vie de manière aussi définitive. Certainement pas.

Alors quand il commence à parler et que le blond entend sa voix brisée, sa colère se brise elle aussi, se fanant au fil de ses paroles. Parce que, honnêtement, qui pourrait encore en vouloir à quelqu’un qui vous raconte tout ça ? Et surtout, comment Wolfran pourrait en vouloir, vraiment, à Kaa ? Il était prêt à lui pardonner avant, il était toujours prêt à le faire. Il lui avait déjà pardonné si on voulait être totalement honnête. Mais en plus, ici et maintenant, il fait table rase, il lui raconte tout. De la genèse de cette histoire sordide à pourquoi il est arrivé en sang dans sa boutique et la révélation lui porte les larmes aux yeux. Il n’aurait pas pensé le brun capable d’une telle cruauté mais en même temps, qu’est-ce qu’il connaît vraiment de l’autre ? Pas grand-chose, tout simplement parce que les rares fois où ils se sont vus, la conversation a égoïstement tourné autour du sorcier, beaucoup trop de fois et que le blond n’a, finalement, pas été très curieux d’en apprendre plus sur l’autre. Alors qui est-il pour juger les actions de l’autre ? Surtout quand…Quand il a fait tout ça à cause de lui, d’une certaine manière. Cette dernière révélation lui fait l’effet d’un coup de poing à l’estomac, lui coupant la respiration un instant. Il l’avait déjà entendu le dire, pourtant, mais un aveu de quelqu’un de fiévreux et l’aveu de quelqu’un en pleine possession de ses moyens n’a pas la même valeur…

Or, les dernières paroles prononcées le brisent. Parce qu’il comprend quelque chose sur Kaa qu’il n’avait jamais envisagé auparavant : qu’il ait pu subir plus de rejection qu’il ne l’ait cru initialement. Personne n’est accepter de tout le monde, mais il existe de gens rejetés de beaucoup et visiblement, le brun en a fait partie, à une époque. Ce genre de traitement laisse des traces et le blond comprenait mieux, à présent, pourquoi il avait tant fait pour le protéger. Parce qu’il avait peur que la seule personne à qui il avait pu s’attacher ne finisse par partir, elle aussi ; Ou lui aussi, dans le cas présent. Oh bon sang, comment ont-ils pu être de tels idiots ? Ni une, ni deux, Wolfran avance, rapidement et plutôt que de se diriger vers la porte laissée libre par Kaa, il arrive devant lui et le prend dans ses bras, ses bleus allant au diable. A cet instant précis, il ne voulait qu’une seule chose, que le brun le serre contre lui, qu’il comprenne qu’il ne partirait pas, quoi qu’il arrive. Le visage à moitié enfouit dans le cou du danseur, l’apothicaire lui parla, refusant de relâcher sa prise sur lui.

"Est-ce que tu as la moindre idée de la peur que j’ai eu en te voyant arriver en sang, Kaa ?" il resserra sa prise à ce souvenir "Bon sang, j’ai cru que j’allais te perdre, et tu ne voulais pas me dire comment c’était arrivé, je…" il prit une grande inspiration, ravalant le sanglot qui risquait d’arriver "J’étais terrifié. Parce que tu es le seul en qui je me sois confié depuis longtemps et…Et je me suis attaché à toi, Kaa. Profondément, et je n’avais pas laissé quelqu’un s’approcher autant de moi depuis des années. Je comprends que tu ais voulu me protéger, bon sang je le comprends parce que…J’aurais probablement fait la même chose si j’avais été à ta place. Mais dans un cas comme ça, parles-moi en. Comme tu ne voulais rien me dire, j’ai cru que…enfin…Ca va te paraître stupide mais…j’ai cru que notre amitié ne représentait pas grand-chose pour toi. Et puis ensuite tu es parti, juste avant l’histoire de cette fichue bombe, sans me prévenir. Je ne savais plus sur quel pied danser. J’étais complètement perdu, tout simplement parce que je ne crois pas avoir eu quelqu’un à qui je tenais autant que je ne tiens à toi dans cette vie. Alors j’ai eu peur. Voilà, j’ai eu peur. Et j’ai toujours peur, parce que même si j’ai la certitude que je ne veux pas rester loin de toi, je ne sais pas par où aller…"
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Ven 11 Sep - 17:21



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


L'attente n'est pas longue, bien qu'elle me paraisse durer des heures. Des heures durant lesquelles j'ai le temps de visualiser ce qui va se passer ensuite : inutile de se mentir plus longtemps, ma vie sociale n'est pas faite pour fonctionner sur de bons principes. Déjà dans la jungle, j'étais mis à l'écart et uniquement utilisé lorsqu'on avait besoin de moi. J'ai crû qu'en venant à Fort Fort Lointain, j'allais changer tout ça, parce que ma forme humaine est bien plus attirante que ma forme animale. Je sens le serpent en moi se contorsionner et siffler alors que je m'enfonce encore plus dans mes noires pensées. Ca n'aurait jamais marché de toute façon, tu es beaucoup trop différent des autres. Tu es un prédateur, fait pour leurrer tes proies et les utiliser, pas pour faire des connaissances. Et c'était vrai. Je me suis bercé d'illusions en me rapprochant de ces gens, Ulrich, Nina, Alexei... Et mon plus gros mensonge, que je me suis forcé à croire, il se trouve devant moi. Wolfran. J'ai réellement crû que je pouvais avoir une relation spéciale avec quelqu'un, que tout se passerait pour le mieux, mais non. Finalement, je devrais peut-être remercier Ches de m'avoir ramené à la réalité. Ca ne pouvait pas coller entre Wolfran et moi, et je vais retourner à ce que je sais faire le mieux : hypnotiser les gens et les utiliser pour avoir ce que je veux. Pas de lien. Pas d'attache. Pas de relation. Seulement de la manipulation. Ce pour quoi tu es né.

Le sifflement aurait pu continuer son discours macabre, ou peut-être en avait-il fini avec moi, persuadé de s'être insinué dans mon esprit. Je ne le saurais jamais, parce que c'est à cet instant très précis que les pas de l'apothicaire résonne dans l'appartement silencieux et qu'il vient se blottir contre moi au lieu de prendre la porte, à ma plus grande surprise. Je suis abasourdi pendant quelques secondes, pendant lesquelles je reste sans oser bouger, les bras en l'air autour de lui, alors qu'il commence un discours poignant d'une voix déformée par des sanglots qu'il tente tant bien que mal de ravaler. Ce n'est que lorsqu'il ressert encore son étreinte que je me laisse aller moi aussi à cette marque d'affection qui vient probablement de me sortir de la pente glissante sur laquelle je m'engageais. Je bouge délicatement mes bras et, trop effrayé à l'idée de toucher la blessure dans le dos du jeune homme et de le faire souffrir, je passe une main dans ses cheveux, mes doigts jouant avec ses mèches, tandis que mon autre main vient se poser à la base de son dos, l'effleurant à peine.

Je l'écoute tout en fixant le sol, mes pensées se mêlant à ses mots. Je n'aurais jamais crû que quelqu'un un jour dans ma vie se ferait autant de soucis pour moi et pourtant, Wolfran est bien là, livrant ses inquiétudes, et je me sens coupable de l'avoir inquiété et même blessé, sans pour autant en avoir la moindre intention. Mais en même temps, et je sais que je ne peux plus mentir à ce sujet, je ne peux m'empêcher de me sentir heureux d'entendre ces mots. Mon affection pour le jeune homme redouble à chacune de ses phrases, de ses marques d'affection que lui comme moi ne prenons plus la peine de dissimuler. Jusqu'à ce que j'entende ce mot qui rappelle le serpent. "Amitié". Je ne saurais pas l'expliquer, mais le fait qu'il utilise ce mot pour qualifier notre relation me fait l'effet d'un bonbon trop amer et j'entends un sifflement de mécontentement venant de cet animal en moi qui ne s'est apparemment pas volatilisé. Je tente de passer outre, et ce n'est pas bien dur en entendant la fin de la tirade de Wolfran.

Tout ce passe alors très vite et je sais que mon instinct à une fois de plus prit le dessus. La main qui était dans ses cheveux vient se glisser sous son menton, le forçant à relever la tête pour me regarder dans les yeux tandis que l'autre, maintenant plaquer contre la base de son dos, l'empêcher de s'éloigner de moi sans être pour autant trop brusque. Je ne réfléchis pas aux mots qui sortent de ma bouche. Je crois, en fait, que j'ai cessé de réfléchir depuis le moment où il a engagé cette étreinte. " Je suis vraiment désolé de t'avoir inquiété autant, Wolfran. Je sais que venir à ta boutique ce jour là n'avait rien de très intelligent, mais c'est probablement le fait de prétendre que rien ne s'était passé qui est le plus idiot. J'aurais dû venir te parler de Cheshire et ce qui s'était passé, mais j'avais trop peur de te perdre. Je n'avais pas prévu de me vider de mon sang dans ta boutique, j'étais sensé passer pour voir si tout était en ordre et repartir aussitôt. Ca n'excuse en rien mon comportement évidemment, et je suis vraiment désolé." Quelque chose en moi s'éveille quand je plonge mon regard dans le sien, et je ressens une pulsion que je peine à ignorer. " Mais je t'interdis de douter de mes sentiments pour toi. Jamais je ne remettrais en doute ce que nous avons, jamais, tu m'entends ? Je suis parti à Afshin sur tes propres conseils, pour me reposer, et je réalise que j'aurais dû t'avertir, je ne sais pas ce qui m'a pris, j'imagine que j'étais trop heureux de m'être sorti de notre dernière rencontre sans mentionner Cheshire pour prendre le risque de te reparler si tôt après l'incident..." Je n'arrive pas à me concentrer très clairement. Je sais que certaines de mes phrases portent à confusion, et je sais aussi que j'évite à tout prix le mot "Amitié". Je ne peux pas empêcher mes yeux de glisser vers ses lèvres de temps à autre pour aussitôt les remonter vers son regard. " Et j'ai aussi peur que toi, Wolfran. Je ne sais pas ce qu'on fait, ou même ce qu'on devrait faire. Je ne sais ni où nous sommes et ni où on va. Mais je m'en fiche. Parce que malgré ce qui s'est passé, tu es toujours là près de moi et que tu es tout ce qui m'importe ici et maintenant."

J'ai envie d'ajouter quelque chose d'autre, de lui dire quelque chose d'autre, mais je n'y arrive pas. Je ne résiste pas à cette tentation, et viens poser mon front sur le sien mon regard dans le sien, plus intensément que jamais avant. J'ai envie de continuer le mouvement, mais c'est comme si un mur m'empêchait d'avancer.  Comme si j'étais paralysé. Parce que je ne sais pas où sa limite s'arrête, et ce que je peux me permettre de faire. Parce qu'il me voit comme son ami le plus cher, et que ce n'est pas ce qu'un ami se doit de faire.

Tu t'inventes bien des excuses. Serait-ce de la peur, que je lis dans ton coeur ? Ferme là, saloperie, j'ai pas le temps de t'écouter. Pas maintenant.

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Jeu 8 Oct - 19:32



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


Sentir Kaa lui rendre son étreinte est une chose qui rassure autant que ravie le sorcier. Pendant un moment, il avait vraiment cru qu’ils allaient prendre des voies différentes ici et maintenant, vu comment leur discussion avait commencé. Pourtant, maintenant, on en serait presque à se demander la raison qui a amené cette dispute. Dans les bras l’un de l’autre, à parler, ainsi. Pas discuter ; la discussion c’est pour des sujets triviaux, des choses banales et d’autres. Ici, ils parlent ; ils échangent des sentiments, des ressentis, des choses qui ne sont jamais faciles à dire mais qu’il faut dire. Des choses que le blond n’a jamais vraiment osé dire parce qu’il n’a jamais été sûr de ce qu’ils étaient jusqu’à présent. Et même encore maintenant, il ne le sait pas encore avec précision, mais il sait que ça ira mieux maintenant, parce qu’ils savent tous les deux qu’ils sont aussi important pour l’un que pour l’autre…Les mots de Kaa ne font que réaffirmer cet état de fait et Wolfran sent son cœur qui bat dans sa poitrine, à un rythme tel qu’il se demande si le serpent dans ses bras ne le sentirait pas contre sa propre poitrine, il a l’impression qu’il va sortir de sa poitrine pour se confier de lui-même au brun. Il n’hésiterait même pas une seconde à mettre sa vie en danger pour celui qu’il aime…

Et ces quelques mots, si souvent prononcés autour de lui, si souvent entendus autour de lui, venant si naturellement dans son esprit lui font comme une douche froide. Mais pas de celles qui vous réveillent du pire. Plus comme une un grand verre d’eau quand vous venez de traverser le désert d’Afshin sans eau. Une réalisation effrayante, terrifiante même, mais qui apporte tant de bonheur à la fois, qu’on ne peut pas détester ce genre de douche froide. Mais oserait-il le dire, avec sa voix et ses mots à Kaa ? Rien n’était moins sûr, le connaissant et vu le nouveauté de la chose pour lui malgré son âge. Il avait cru aimer la Sirène Dorée, mais ce n’était qu’un béguin, il était jeune, à l’époque. Ici…ici il pourrait soulever des montagnes entières pour l’homme qu’il tient dans ses bras.

S’il n’est pas sûr de pouvoir lui dire, l’occasion que lui présente Kaa en cet instant est plus qu’il ne pourrait l’espérer : il lui permet de le lui démontrer avec des gestes. Ou plutôt, UN geste, bien précis, mais là encore, rien n’est gagné d’avance. La peur viscérale de franchir une ligne, interdite ou non, est quelque chose qui le cloue sur place. Ses yeux plongés dans ceux parfaitement bleu du danseur, il hésite, un instant, puis il observe, vraiment, les yeux de son interlocuteur et il se lance. Parce qu’il y a lu quelque chose qu’il sait se trouver dans son propre regard, et c’est tout l’assurance qu’il lui fallait pour se lancer, avant que la peur ne s’insinue trop loin dans son être et ne le paralyse complètement. D’un simple mouvement, il pose ses lèvres sur celles de Kaa, alors que ses mains se resserrent sur le haut de l’autre, pour calmer ses nerfs.

Ce baiser est tout ce qu’il y a de plus chaste, un simple lèvres contre lèvres, où il essaye pourtant de faire passer tout ce qu’il n’arrive pas à dire. Ca ne dure que quelques secondes, mais il a eu l’impression que le temps s’est figé un instant. Quand il rompt cet échange, il ne va pas bien loin, il garde son front contre celui de Kaa et garde ses yeux fermés, n’osant pas encore les ouvrir alors qu’il murmure, de peur de briser quelque chose s’il parle plus fort.

"Dis-moi que je ne me suis pas trompé Kaa. Je t’en supplie…"

Car s’il s’est trompé…Il préfère ne même pas penser à cette éventualité.
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Dim 25 Oct - 16:35



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


La notion de temps n'existe plus pour moi, ce soir. Je n'arrive plus à comprendre l'écoulement des secondes, des minutes, ou peut-être même des heures. C'est comme si je venais d'être catapulté hors du temps. Hors de tout, vraiment, parce que plus rien n'a d'importance pour moi maintenant. Plus rien à part lui, qui est dans mes bras, son front contre le mien, et dont le regard, pour la première fois, m'hypnotise. J'aurais dû rire d'une telle ironie : moi, le grand serpent de la jungle d'Afshin, le grand envoûteur, pris à son propre piège par nul autre qu'un jeune apothicaire sans défense ! Non pas que je m'en plaigne, d'ailleurs, je me damnerais pour rester à sa merci encore longtemps. Mais le temps de rire est révolu pour l'instant.

Parce que je ne peux rien faire d'autre que de le fixer émerveillé en tentant de réaliser ce qui vient de se passer : j'ai le fantôme de son baiser sur mes lèvres, et ses paroles m'assurent que ce qu'il vient de faire était bien réel et pourtant ! Quelque chose en moi s'est stoppé l'espace de ce baiser, comme si j'avais besoin d'une pause pour comprendre que ce dont je rêvais depuis un moment maintenant est maintenant mien. Pour comprendre que Wolfran partage mes sentiments et que je ne suis pas simplement son ami. Je sonde mon subconscient, à la recherche de la bête perfide et ses commentaires arrogants, mais le baiser semble l'avoir anéantie. Une nouvelle prouesse de celui qui m'a soigné de si nombreuses fois.

Alors, après un silence qui me paraît durer une vie, pendant lequel j'accepte enfin ce moment comme une part entière de mon monde, je murmure d'une voix si basse qu'elle me semble exister seulement dans ma tête : "Non, Wolfran, tu ne t'es pas trompé." Ma main vient caresser sa joue, le forçant à ouvrir les yeux, et je me penche pour lui rendre son baiser, tout aussi simplement que lui, comme pour lui fournir la preuve irréfutable que nous ressentons bel et bien la même chose.

Peut-être qu'au final, il est aussi surpris que moi par ce qu'il vient de se passer et que nous sommes tous les deux un peu perdus, mais je me perdrais tous les jours pour lui. Si je pouvais ressentir ce que je ressens là à cet instant à chaque fois que je le vois, je serais l'homme le plus heureux du monde. Cette pensée réveille en moi l'envie de l'embrasser encore, mais je me restreint, parce que je sais, quelque part, que ce n'est pas ce que réclame la situation. Instinctivement, je resserre mon étreinte autour de lui et, nichant ma tête dans son cou, je lui murmure quelque chose que j'avais toujours rêvé de dire à quelqu'un sans jamais en avoir l'occasion :

"Wolfran, tu n'as pas à me supplier de quoi que ce soit. Tu n'as plus rien à craindre de moi maintenant."

Je sens quelque chose s'écrouler en moi, quelque chose dont j'ignorais l'existence et qui était pourtant là depuis tellement d'années : cette peur d'être seul et rejeté, une plaie immonde qu'il commence à guérir, une fois de plus...

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Sam 28 Nov - 20:49



Kaa & Wolfran
Whataya want from me?


L'attente de la réponse de Kaa est intenable. Pendant les quelques secondes qui le séparent d'une réponse, Wolfran est une vraie boule de nerf qui n'attend que d'exploser ou d'imploser. Exploser de joie s'il a bien lu ce que le brun voulait lui faire passer entre les lignes, ou imploser de désespoir et d'embarrasement s'il s'avère qu'il s'est trompé. Il n'est habitué à ce genre de montagne russe émotionnelle. Lui qui est resté seul si longtemps, de peur de dévoiler ce qu'il est, ou plutôt, ce qu'il n'est plus, qu'il en a oublié ce que ça faisait d'avoir une personne à qui l'on tiendrait plus qu'à sa propre vie. D'avoir quelqu'un qui sait et qui s'en fiche, qui voit qui il est rééllement sous sa nature de sorcier blanc et qui l'aime pour cette raison. Enfin, pour ce dernier point, il lui faut encore une réponse de la part de Kaa...Mais quand il l'obtient, il laisse échapper une respiration qu'il ne se souvenait même pas avoir retenue. Soulagement, joie, mais aussi une pointe d'anticipation; parce qu'il ne sait plus (ou l'a-t-il seulement su un jour?) comment ce genre de relation se gère et se déroule au quotidien. Tout ce dont il est sûr, c'est qu'il n'a jamais sourit aussi grand depuis des années, peut-être même des décennies.

Il est heurex. en cet instant précis et clair, il est heureux et il est presque déçu que le baiser que lui a rendu Kaa se termine aussi vite, mais ils ont le temps. Ils ont tout le temps du monde maintenant. Alors il profite simplement de l'instant, de ce moment passé dans ses bras sans plus avoir à se poser de questions, si ce qu'il fait dépasse les limites de cette amitié déjà si profonde qu'ils avaient avant, ou s'il n'est aps trop étrange pour deux amis de s'étreindre ainsi. Ces questions n'ont plus lieux d'être, tout simplement. Une de ses mains se perd dans les cheveux du brun, dont le visage est niché dans son cou, caressant doucement les mèches à sa portée. Il n'a pas envie de bouger, vraiment pas, surtout pas après une telle affirmation, à laquelle il se doit de répondre d'ailleurs.

"Je m'en souviendrais."

Il aurait envie de lui dire qu'il a toujours su qu'il ne risquait rien avec lui, qu'au fond de lui, il a toujours eu cette certitude d'être en sécurité avec lui. Pourquoi? Allez savoir. Il ne sait pas doù ça vient exactement, ce sentiment de sécurité qui le prend à chaque fois qu'il se retrouve en présence de Kaa, mais le fait est là. Pourquoi croyez-vous qu'il soit resté avec lui après les évènements du Bal de Snowel? Ou plus récemment, après la fabrique du bonheur? Tout simplement parce qu'il savait que le brun repousserait, sans rien faire en étant simplement là, les cauchemars qui allaient immanquablement l'envahir une fois la nuit venue. D'un coup, il se demande combien de cauchemars il a pu causer au brun avec son comportement, certes altruiste, mais totalement inconscient parfois? Il ne risquait rien à aller aider avec les blessés du bal, mais la fabrique...la preuve, il a été blessé. Il resserre un peu plus son étreinte, comme pour faire passer ce "désolé" tacite.

Il serait bien resté là des heures durant, mais toutes ces émotions et son dos, l'ont fatigué et rester ainsi debout n'est pas des plus confortable. Aussi éloigne-t-il de son cou, doucement, le visage du brun pour pouvoir le voir. Son sourire ne l'a pas quitté et probablement qu'il ne le quittera pas de sitôt, et il dit, plus calme et toujours aussi doux envers son...Il n'était même pas sûr de comment il allait désigner Kaa maintenant...

"Qu'est-ce que tu dirais de migrer vers la canapé? Mes jambes commencent à faitguer un peu. Et puis on sera beaucoup plus à l'aise, non?"

Il n'a pas oublié que Kaa voulait voir son dos, voir de ses propres yeux cette blessure qui a commencé toute l'histoire d'aujourd'hui, mais ils auraient le temps d'en reparler. Plus tard.
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